Neurosciences et politiques publiques
23 avril 2012 dans Decryptage internet/Medias
6 commentaires »
Le processus electoral en cours en France nous donne l’opportunité de voir en actes comment les neurosciences sont utilisées par certains medias pour influencer les électeurs de façon plus ou moins « informelle ».
Le Figaro comme on l’aime: un bon gros logo pour l’UMP, un logo très discret pour le PS. Rien pr lesautres twitter.com/ff_ff/status/1…
Source: Florent (@ff_ff) April 23, 2012
D’une certaine manière, On a ici l’illustration du programme Neurosciences et Politiques Publiques engagé par la France et dont voici un aperçu http://www.strategie.gouv.fr/content/programme-%C2%AB-neurosciences-et-politiques-publiques-%C2%BB-du-centre-d%E2%80%99analyse-strategique .
En terme d’Éducation aux medias, il est important, me semble-t-il, que chacun ait conscience de ces stratégies cognitives afin de mieux situer la nature des « informations ».



En effet, si la vocation initiale des médias est d’informer le public, on voit bien qu’ils cherchent maintenant à nous influencer plus qu’à nous informer
L’information médiatisée n’est plus neutre : elle est filtrée et dirigée. Difficile de garder sa liberté d’opinion dans un tel contexte ! C’est une véritable lutte pour qui qui veut distinguer le vrai du faux et pour qui cherche à lire entre les lignes.
Comme le montre le « programme Neurosciences et Politiques Publiques » évoqué par @fmeichel, la frontière entre gouverner et manipuler est de plus en plus « perméable », et nous sommes malheureusement bien peu à nous en émouvoir
Pas certaine que tout cela soit nouveau. En son temps, Noam Chomsky avait développé l’idée d’une fabrique du consentement qui semble assez proche de ce qui s’opère sous nos yeux. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que les internautes en soient la cible et que le web en soit le vecteur. Par contre, Mac Luhan pensait que « le média, c’est le message. » Faut-il en conclure que les medias d’information n’ont jamais eu comme rôle celui d’informer ? Peut-etre alors, faudrait-il donner un nom a ceux qui tentent de le faire malgré tout (il y en a
).
Intéressante remarque ici : « c’est le dispositif qui modèle le contenu. » #design http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=13672
Pour ma part il me semble qu’il y a bien « quelque chose de nouveau« , mais c’est peut être mon opinion qui a changé et non le phénomène qui est nouveau
J’ai l’impression que l’audience potentielle l’emporte sur l’intérêt du sujet, que le buzz prime sur tout le reste : il faut être le premier à en parler, il faut sans cesse faire comme si on avait des éléments nouveaux et conserver l’audimat même si on a rien à dire !
Pour moi ce qui a changé, ce n’est pas tant le fait que le web soit un vecteur ou que la cible soit l’internaute … mais c’est plutôt au niveau de l’engagement des journalistes que je ressens une perte très forte. Quelle est aujourd’hui leur vocation ? Pourquoi font-ils ce métier ? Quelles sont les valeurs du journaliste d’aujourd’hui ?
J’ai souvent entendu que « la diversité de la presse est le garant de la liberté de l’information et de la liberté d’expression » … et c’est encore vrai aujourd’hui
Quoi qu’il en soit, que les médias cherchent à nous manipuler ou non, pour que cette diversité soit vraiment garante de liberté, le lecteur (ou l’internaute) doit être un récepteur actif et vigilant plutôt qu’un consommateur passif. Enfin, que les médias aient changés ou non, en terme d’Éducation aux médias la « bonne pratique » est de ne pas se comporter comme un consommateur passif
Oui !
C’est vrai, certains journalistes sont toujours engagés : http://owni.fr/2012/04/24/une-cyberguerre-contre-usa-today/ !
@fmeichel: Merci pour cet article partagé via la veille collaborative
Intéressant article qui met en avant le travail de 2 journalistes … et le dispositif mis en place pour endiguer la liberté de la presse !